Erick Derac / Dérives . (18 oct au 26 novembre)
Les photographies d’Erick Derac bouleversent le temps photographique. Il ne s’agit plus de capturer le temps mais de le défaire. Par un procédé qu’il est le seul à utiliser, Erick Derac écorche ses photos et recherche leur temps intérieur. Ses ektachromes, dont il travaille les différentes couches de gélatines, deviennent des cartographies insoupçonnées. Photographe plasticien Erick revendique une pratique particulière non pour se démarquer de tel ou tel médium mais pour jouir d’une œuvre intransigeante.
" Dans ces images le vernaculaire et le générique fomentent une traduction post-Rauschenberg de l’esprit du lieu. Paul Virilio évoquait ce type aujourd’hui obligatoire de combinaison du global et du local, à travers ce néologisme qui n’a pas vraiment fait florès du global, Erick Derac nous en donne les versions plastiques, sous les espèces plus accessibles des "partages d’espace" et des "contaminations" de "paysages corrigés".
Christian Gattinoni in Photos nouvelles (juillet-août 2008)




